mer noir et blanc

 

 

Quand on aime visiter galeries, musées et expositions des différents pays traversés, on y retrouve parfois, souvent, des tableaux, des vieux frères, vus dans d’autres contrées, autant d’humeurs anecdotes et ressentis différents. Car il est des objets qui voyagent autant sinon plus que les êtres et qui confèrent à l’ensemble une idée de déjà-vu, de que-le-monde-est-petit et de sécurité peut être à revoir ce qui est familier.

Parmi ces tableaux que j’aime beaucoup et j’ai vu et revu, figure celui Krøyer où deux femmes marchent au crépuscule le long de la mer. Il y a dans les teintes presque monochromes de demi-pénombre un quelque chose - je ne sais pas…une émotion peut être ?- que je ne ressens pas dans des représentations plus lumineuses ou colorées.

 

L’absence de couleur donnerait-elle plus de profondeur ? Je me suis demandé ce que cela donnerait si je tentais de représenter la mer, une plage, en noir et blanc.
Serait-ce comme traverser un été, cet été, haut en gris mais couleurs et lumières, avec l’impression qu’un filtre en a occulté les teintes pour donner, même, au cœur d’août un voile de pénombre crépusculaire?