Tourniquet.

Je continue dans la série montéléphonefaitdesphotospourriesmaisj'aimebienquandmême.
Ce banc je l'aime, il a de l'allure. Que la saison soit à l'automne, aux beaux jours ou à l'hiver. Mais je ne m'y suis jamais assise. Parce qu'il est trop proche du chemin qui fait le tour du parc, et qu'il faudrait aussi que je décide de quel côté de l'arbre je désire m'installer. Et si même l'hiver, particulièrement celui-ci qui a des températures plutôt douces (enfinsaufcettesemaineoùçapèlevelu), ne m'empêche pas de sortir déjeuner, je ne suis pas encore assez folle pour préférer ce banc-là à d'autres un peu plus abrités.
Bactériomancie (prévision de l'avenir dans un microscope)

Et donc pour conclure. Conclure le mois de janvier (déjà) et la période des souhaits (plus que quelques jours et on pourra à nouveau détester tout le monde), voici la carte de voeux (trèèèèès inspirée de cette illustration là) en entier.
Six cent soixante six

Pour le 666ième message de ce blog, je voulais quelquechose de chouette, de glorieux, de diabolique. Ou ressortir mon aquarelle. C'est bien aussi l'aquarelle. Sauf que je n'avais pas dessiné à l'aquarelle depuis des lustres, forcément on perd la main, et que j'avais dans la tête des belles images que d'autres moult plus talentueux que moi ont créées, le genre de super mauvais plan pour être satisfait. La recette idéale pour arriver à rien et surtout nulle part, le beau magma auto-dépréciatif.
Et puis je suis tombée sur la version originale (Je ne possède que la chanson "new vocals") de Wuthering Heights de Kate Bush, avec le clip jeporteunechemisedenuitsurfondd'halobrumeux. J'ai trouvé ça beau, ridicule, chat écrasé et fou. Et j'ai quand même modifié ma gribouille en un autre chose. Pas très original. De bien moins que. Ni. Et toujours pas.

Mais quand bien même, ça ira. Happy 666 dear Blog.
Back in Wonderland

Asylon

Through the Looking-Glass

Je ne sais pas pourquoi on dit que se dissimulent ceux qui s'enrobent, s'étoffent, s'enlaidissent, s'affadissent. Au contraire, au milieu de tout ce mélange de parfums, d'apprêt, de maquillage, d'impeccabilitude, les êtres invisibles ne se voient que mieux.
Conundrum

J'avais fait en décembre dernier, entre deux voyages, entre-deux réveillons, une note-bilan de l'année (ou plus) écoulée. Et puis je ne l'ai jamais postée et peut être vais-je l'effacer ensuite. Peut être pas. On verra.
Still life

Il y a certaines expressions, pourtant dans leur histoire sémantichoséthymologique parties du même point, qui finissent par être, quelque part complètement opposées selon le langage.
Les choses naturelles par exemple.
Les natures mortes.
Je n'ai jamais aimé ce terme. Nature morte. Car ce qui est cueilli n'est pas forcément mort, après tout nous sommes tous tombés de l'arbre depuis plus ou moins longtemps. Et donc pour le langage, aux natures mortes, je préfère l'anglais "still life". La vie suspendue, mais on pourrait aussi y lire "toujours vivant", ce qui correspond bien à tout objet ou scène qu'on immortalise.
Eyes wide chuuuut

Nononon ce blog ne devient pas un blog photo. Ayant eu récemment un problème de net, j'ai appris à faire fonctionner mon Bluetooth (mmmh... ok... mais pour moi l'association d'idées fut très logique) et ai donc pu transférer les images prises de mon téléphone (ouinonjen'aitoujourspasdesmartphone). Elles sont plutôt chouettes en fait. Elles ont un certain cachet avec leur pourritude, leur bruit de fond, leur flou, on croirait presque que j'ai mis, à dessein, un filtre. A moi les albums de photos de portable décrépites sur facebook !!! (chiche).
Je crois que, mis à part ces clichés, j'ai toujours eu une certaine affection pour ce qui est bancal, "décrépisuet", absurde, tordu, ou laidement sympatique. Peut être parce que sans rien faire de particulier, juste par le fait d'exister, ces objets, ces êtres, expriment déjà énormément de. Et parce qu'ils ne sont pas forcément rassurants, ils m'apparaissent comme étrangement familiers.
“The thing that is most hardest to accept about the passage of time..."

"...is that the people who once mattered the most wind up in parentheses.” (John Irving)
Comme chaque année l'exercice des voeux se révèle long, pas forcément satisfaisant, ni facile ou toujours accompagné de mots bien trouvés (surtout quand le destinataire peuple désormais une parenthèse). Pour une fois je n'ai pas fait de dessin juste pour ce blog... L'année commence bien. Aussi je mets, pour le moment pour l'occasion, un détail de ce qu'est matraditionnellecartedel'anneuf, et pour ne pas changer les habitudes, une fois envoyée à ses (heureux?) destinataires, je la posterai céans.
Un très bon début d'année à vous ô voyageurs du virtuel et compagnons de Monde de pixel. J'espère que parmi les étincelles qui éclaireront comme chaque année, comme pour nous tous, ponctuellement vos pas, vous trouverez des joyaux de pure surprise, merveilles ou de grand n'importe quoi.
"L'exil est une espèce de longue insomnie" (Angle Terre Noël 2011)

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Relâche.

Tic tac,
Tic tac dong.
Les fêtes de fin de l'an se rapprochent. Accueillies avec impatience ou réticence selon les individus pour des raisons personnelles et d'autres plus universelles. Si Noël reste noël, inamovible, je me disais que, peut être, fêter une nouvelle année, à une autre période, quand l'hiver est derrière soi ainsi que son mal de foi(e) ce pourrait être une bonne chose. Ou revenir à des temps plus païens. Fêter la saison sombre puis la lumineuse. Multiplier les célébrations en suivant le passage des saisons, ce qui rendrait peut être moins fatidique ce fameux rappeldesépisodesprécédents introspectif. Surtout quand on a l'impression que hier encore, on se faisait dans un coin de la tête le bilan de l'année précédente et qu'on redoute plusqu'unpeu de refaire un nouvel état des lieux. Mais l'année si elle est vieille, est pour quelques jours encore celle de deux mil onze, alors il reste encore un peu de temps d'ici là pour fouisser parmi les feuilles mortes.
J'aime pas prendre des photos. Non plus.



Nouveaux Mondes

Le rien-à-voir du texte sous le dessin. Parcequeçavabiencinqminuteslesétatsd'âme.
J'ouvre ces derniers temps nombreuses boîtes à trésors et merveilles. Je parle des jeux qu'on appelle de société, de plateau, de jenesaisquoi. Que ce soit dans un magasin (qui souvent vend également des jouets en bois... mmmh les effluves!) ou chez des joueurs/associations bien fournis. L'émotion est la même. Beaucoup de jeux sont des bonheurs à contempler, à humer, à toucher, à feuilleter. Et ce, même si l'on n'est pas adepte du genre. Je ne le suis pas (du moins je crois que le moment que je préfère c'est quand je manipule, retourne, ouvre, déballe un jeu) et peut même dire, sans rougir être sacrément pas douée. Peut être que j'aime manipuler ces boîtes parce que j'y retrouve une âme d'enfant, quand, même si on n'avait pas l'âge de comprendre les règles, on pouvait avec pions, cartes, plateaux et autres déjà s'inventer de belles histoires.
(Et le dessin n'est pas tant que cela hors propos. Il fait référence à un conte, une partie d'un jeu où il faut raconter des histoires. Il était unefois).
Le Carnaval des Animaux.

Nous ne sommes qu'à une vingtaine de jours de la fête des fous. Mais ladite masquarade, même si elle n'existe plus, n'a jamais, aujourd'hui encore, aussi bien porté son nom.

