jeudi 27 décembre 2012

"On a tort de dire que la nuit tombe; on devrait dire la nuit monte; car c'est de terre que vient l'obscurité."

dea

La semaine dernière je feuilletais un magasine de cinéma "prièredelelaisseraubar" et remarquais un film qui devait sortir aujourd'hui. Parfait pour un lendemain de Noël me dis-je. Et puis j'ai eu l'idée d'en lire sur la toile deux-trois critiques qui furent unanimement... dithypathétiques et qui m'ont bien refroidie. Cependant la bande-annonce est belle (mais l'esthétisme ne fait pas tout, et souvent dans mes choix tel Narcisse, il me perd), et le livre d'origine d'après mon copain wikipedia fut loin d'avoir rassemblé tous les suffrages. Un point commun avec le film. Alors je vais peut être me laisser tenter. Mais comme j'ai eu tendance ces temps plusoumoins derniers en ce lieu à griffonner des retours-de-navets, je me suis dit que je pouvais prendre le contre-courant du potager et publier le dessin avant d'en voir laversion du cinématographe. Un dessin qui appelle la couleur, je trouve, mais pour l'instant je n'arrive pas à m'y coller.

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samedi 31 mars 2012

"I was in darkness so darkness I became"

 

oslo 31aout 

 

Il y a ces films qui vous touchent en direct. On les aime, on les vit, ils nous transportent. Et puis il y a ceux qui vous font pester. Pester de ne pas rentrer dans l’univers, de rester de marbre devant ce personnage, son histoire, de ce qu’il traverse et qui ne devrait pas nous laisser étranger. Mais de ces films dont on est resté à la porte, à la grille en fer forgée du domaine interdit, il reste parfois des images. Celles que l’ont se remémore après coup. Qui vous font apprécier le film. Plus tard. De Oslo 31 août il me reste ces paysages en demi-teintes, ces moments hors du temps et poétiques de simples petits et touchants plaisirs entre les passages plus rythmés, plus enlevés mais pas forcément plus ancrés dans le réel. De cet acteur qui semble porter sur ses épaules tout le film, de son rôle qui a en lui toute la tristesse des êtres à bout de souffle. Cette sensation de ce personnage, d’être au milieu et à la fois spectateur du monde, de l’écouter, le regarder avec une infinie tendresse et pourtant s’y sentir complètement étranger ou exclu. Et ce sourire. Infiniment beau, triste. Ce sourire qui n’y croit plus.
Il y a ces films qui vous touchent en direct, et ceux que l'on apprécie quand on y réfléchit.

Une remarque en post-script alors que je cherchais une bande annonce dudit film. Il y a la version sous titrée française et anglaise. C'est étrange, outre le découpage, la version anglophone qui s'attarde peut être un peu plus sur les paysages. Je ne sais pas si c'est une généralité, cette différence traileresque entre ces deux pays, mais la première déroule juste des bribes d'images quand la seconde se doit d'être textuelle, d'expliquer, d'inclure forcément un but ou une action, de mettre en avant l'homme dans la machine, "one man", "one city" et peut être aussi d'inclure un certain regard, un parti-pris, dans ce tic-tac contre la montre, qui n'est pas forcément ressenti de cette façon selon la personne qui regarde le film.

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dimanche 6 novembre 2011

All that remains

all that remains

 

Deux mille onze a pour mon cinéma des allures de road movie, de films errants dans des contrées plus ou moins sauvages avec des personnages en quête d'un je-ne-sais-quoi profond. Le précédent film helvète vu, la petite chambre, m'avait un peu déçu par son jeu d'acteur parfois un peu forcé et les critiques un peu trop élogieuses que j'en avais lu, aussi ai-je un peu hésité avant d'aller voir all that remains car les avis vus à droite/à gauche étaient un peu partagés. C'est un film qui raconte peu ai-je lu. C'est vrai. On en sait peu, peu sur ces personnages, peu sur ce qui les hante. Ce film raconte peu mais il montre beaucoup.

All that remains c'est une histoire de ponts. Un pont traversant une mer, un pont entre deux continents, d'une sirène qui serait le pont entre l'univers des morts et des vivants, du pont qui se trace entre deux duos de personnes issues d'univers très différents. Quatre personnages que l'on suit, regarde, imagine, accompagne pendant un peu plus d'une heure et demie. On en sait peu, du moins pas tout, sur ce qui les anime, les pousse, les larme, mais a-t-on vraiment besoin de connaître quelqu'un, réel ou fictionnel, jusqu'au bout des doigts pour s'attacher à lui ? Ce qu'il en reste : pour certains, ai-je lu, ce film est beau mais à sa sortie il n'en reste rien. A moi, il me reste certaines images, des regards, et le dénouement, la fin d'une quête pour certains des personnages. Ce n'est pas forcément un film que je voudrais revoir mais il a rempli, pour ma part, son rôle d'évasion.

Dans le genre contemplatif roadmoviste sorti cette année, je préfère toujours "This must be the place", mais si vous aimez le style et si all that remains est bien diffusé hors-Helvétie, alors je pense qu'il mérite le voyage.

 

 

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lundi 17 octobre 2011

Swing Time

the artist

Peut-on aller voir un film sorti cette année, film en noir et blanc et muet, dont le jeu des acteurs est adapté en conséquence et l’apprécier autant que si on avait devant les yeux une pellicule du début du siècle précédent ?

Je suis allée voir The Artist surtout par curiosité après avoir lu sur la feuille de chou gratuit du matin qu’un tel film sortait (comme quoi des fois on y trouve des infos intéressantes, autres que, qui s'est mangé un mur ou a tué sa famille avant de prendre son bain la veille).
Et bien... l'émotion est là. Oui, pour me répondre, de nos jours on peut faire un beau film, un film touchant, un film parlant sans mots, avec des acteurs qui en font trop, le trop du théâtre, le trop du mime, le trop des photos, le trop qu'on aimerait parfois pouvoir exprimer nous-même sans qu'on nous dise d'arrêter de faire tout un cinéma. Un muet éloquent, le cinéma d'autrefois tourné aujourd'hui, c'est encore d'actualité.

Cependant, cependant, cependant, je dois avouer préférer le parlant au muet (mes excuses Monsieur George Valentin) , je crois que pour moi les mots, les phrases, ont beaucoup d'importance dans le cinéma.

 

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lundi 19 septembre 2011

Anatole et désaccords

Il était unefois en Anatolie copie

Je continue ma quête de "films d'auteurs obscurs et d'intérêt incertain" comme on m'en a fait la remarque. Quête prolifique si je fais déjà le bilan de ce que je suis allée voir, cette année a été et est encore particulièrement riche en découvertes plus ou moins hasardeuses.
De la turquie, je ne sais rien, si ce n'est ce que j'ai lu et entendu suite à ses envies d'Europe. Je n'ai toujours aucune envie de discuter politique en ce lieu, mais de ce que j'ai retenu du film, "Il était une fois en Anatolie" de Nuri Bilge Ceylan, c'est que la Turquie est tout aussi maitre que ses confrères européens ou américains du road-movie contemplatif aux paysages magnifiques qui sont odes au beau, au sobre et à l'ennui (mais pas tant que cela, je n'ai regardé ma montre que... 3 fois... oui mais 2h40 quand même). En comparaison avec l'excellentissime (du moins ai-je trouvé) "This must be the place" de Paolo Sorrentino il fait morne figure. Mais ces deux films sont-il par leur thème et leur univers seulement comparables?

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mardi 16 août 2011

Melancholia

melancholia

 

Celui qui est mélancolie attendrait-il aussi calmement l'inéluctable?

Après tout n'a t-il vraiment rien à perdre?

N'est-ce pas justement parce qu'il lui reste une parcelle de rêve, de désir, d'espoir qui se heurte à son monde réel qu'il est atteint de mélancolie?

J'ai bien aimé, entre autres nombreuses choses dont je ne parlerai pas plus en détail céans pour éviter de gacher toute surprise sur le beau et langoureux Melancholia, l'évolution de Claire et Justine tout au long des évènements, du temps qui s'écoule dans le film. Certes, Justine est au-delà de la mélancolie, mais puisque ce mot définit, titre et bien plus que cela le film de Lars von Tier, autant se poser la question avec ce mot là, n'est-ce pas?

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samedi 16 juillet 2011

"Satan n'a que le pouvoir qu'on veut bien lui donner"

le-moine

Je sors juste d'une scéance de cinéma un peu troublante. Troublante dans le fait que je n'ai pas aimé le film et mais même temps je l'ai trouvé beau, et en un sens je l'ai aimé aussi. Cela peut sembler étrange de parler d'un film qui vous laisse coi (mais pourtant pas sans voix). Le Moine (le film donc) relate la progressive chute d'un homme de robe de bure après avoir lancé un défi au Diable (ou bien tout simplement après avoir sombré dans la folie suivant comme on le voit). L'esthétique est belle, mais le jeu d'acteur plus que discutable et le rythme est parfois lent. La mise en scène toute en clair-obscur, obscurité suivie d'aveuglante lumière, couleurs saturées et costumes amidonnés donne toute l'empreinte qui manquait cruellement à "Des hommes et des Dieux" pour en faire un grand film par exemple. Un trés beau regard cinématographique. Mais le regard ne fait pas tout cependant. Quant à l'histoire, l'histoire bien que farfelue a du mordant, et donne -peut être- envie de lire le roman de cet auteur du 18ème dont le film est tiré.
Pour résumer, Le Moine est un film que je ne conseille pas, cependant je ne regrette pas d'être allée le voir.

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vendredi 25 mars 2011

Child Roland to the Dark Tower came...

Rapunzel_1

Rapunzel_2

 

Il est possible que ce ne soit pas pas super visible car j'étais en flemme pour morceler les images. En même temps si vous voyiez la taille originale sur la carnet, c'est gigantesque ici. Donc en gros j'ai (enfin) vu et bien aimé la Rapunzel de Disney, mais je n'aurais pas été contre une histoire plus sanglante. Après tout on peut être sanglant et rester bisounours hein regardez mes dessins huhuhu.

Et tant qu'on est dans le ciné que j'ai vu après tout le monde, il y a aussi Black Swan... que j'ai trouvé prenant et certes bien joué mais au fond plutôt vide...  Le genre de film qui ne reste pas dans la mémoire, surtout quand, vers la fin de l'année tu te fais un bilan de ta vie du slip et que tu essaies de te remémorrer les films vus et que *pfuittt* rien ne vient à part le gros navet commercial que jamais tu n'avoueras être allé voir.

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vendredi 9 juillet 2010

Guerres (et paix) d'été

summer_wars

Il fait chaud, c'est le summer, c'est la war, c'est Summer Wars, le manga (enfin anime... whatever) qu'il est bien et haut en couleur (même si par flemme mon dessin restera en noir et blanc).

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mercredi 5 mai 2010

These are a few of my fave (weekly) things

week_trio

Je n'en ai jamais encore fait. Mais quand même. Voici mon trio de bonnes choses de la semaine, et numéroté en plus histoire d'avoir un blog organisé:
1) Whip it de Drew Barrymore. C'est frais, rétro, délicieusement girly et parfait pour égailler les humeurs moroses.
2) The Help de Kathryn Stockett qui avec One Day de David Nicholls est un roman de gare. Littéralement. Je les ai acheté au marchand de journaux avant de prendre mon train et ce fut pour ces deux titres un régal.
3) One minute. L'épisode 7 de Breaking Bad. Une minute de pure folie que l'on termine à bout de souffle avec la fin de l'épisode. Et une fois qu'on l'a vu, lire la chronique de ce blogueur en série qui en parle de façon bien plus détaillée que moi.

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