dimanche 6 novembre 2011

All that remains

all that remains

 

Deux mille onze a pour mon cinéma des allures de road movie, de films errants dans des contrées plus ou moins sauvages avec des personnages en quête d'un je-ne-sais-quoi profond. Le précédent film helvète vu, la petite chambre, m'avait un peu déçu par son jeu d'acteur parfois un peu forcé et les critiques un peu trop élogieuses que j'en avais lu, aussi ai-je un peu hésité avant d'aller voir all that remains car les avis vus à droite/à gauche étaient un peu partagés. C'est un film qui raconte peu ai-je lu. C'est vrai. On en sait peu, peu sur ces personnages, peu sur ce qui les hante. Ce film raconte peu mais il montre beaucoup.

All that remains c'est une histoire de ponts. Un pont traversant une mer, un pont entre deux continents, d'une sirène qui serait le pont entre l'univers des morts et des vivants, du pont qui se trace entre deux duos de personnes issues d'univers très différents. Quatre personnages que l'on suit, regarde, imagine, accompagne pendant un peu plus d'une heure et demie. On en sait peu, du moins pas tout, sur ce qui les anime, les pousse, les larme, mais a-t-on vraiment besoin de connaître quelqu'un, réel ou fictionnel, jusqu'au bout des doigts pour s'attacher à lui ? Ce qu'il en reste : pour certains, ai-je lu, ce film est beau mais à sa sortie il n'en reste rien. A moi, il me reste certaines images, des regards, et le dénouement, la fin d'une quête pour certains des personnages. Ce n'est pas forcément un film que je voudrais revoir mais il a rempli, pour ma part, son rôle d'évasion.

Dans le genre contemplatif roadmoviste sorti cette année, je préfère toujours "This must be the place", mais si vous aimez le style et si all that remains est bien diffusé hors-Helvétie, alors je pense qu'il mérite le voyage.

 

 

Posté par luria à 10:27 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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