mercredi 26 septembre 2012

Aux inconnus poètes

another dryade

En dessirédigeant ce message je pensais aux pâtissiers-écrivains et amis des poètes, à une remarque lue en commentaire quelque part un jour ("ceux qui illustrent n’ont pas le talent pour écrire"), à ceux qui content leurs histoires autrement que par les mots, savoirs, outils ou moyens qui les définissent alentour et sur leur cévé.

Je me suis toujours dit que je pouvais évader et m’évader par le dessin. Mais comme je finis toujours pas gribouiller la même chose, je n’en suis pas certaine finalement.

 

Posté par luria à 23:31 - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires sur Aux inconnus poètes

    Je trouve la remarque "ceux qui illustrent non pas le talent pour écrire" incroyablement cruelle...
    D'une part parce que le dessin est une forme de poésie, très belle et très technique. Et puis dans un monde où la poésie désertent le média le plus puissant qu'est la téloche, dans ce monde où la poésie est enseignée comme un truc d'intello efféminé toxico ou alcoolo, où les vraies valeurs sont des corps musclés et la vanité, où les stars sont fabriquées et puis jetées, bref un monde où montrer ses vers relève d'un courage hors-norme, et ben dans ce monde, il y a énormément de gens qui griffonnent, cultivent un jardin secret qu'il n'est pas bon d'exposer.
    Beaucoup d'illustrateurs écrivent un petit peu, mais n'osent pas le montrer :peu de gens lirait, c'est quand même plus long que regarder un dessin et dire "ouah ! ptdr, comentktu dessines tro bi1 !"
    Et puis l'écriture, n'est pas au dessus du dessin, ni au dessus de la musique. C'est un médium pour transmettre une vision, un rêve.
    Celui qui ne comprend pas ça, doit avoir ses sens un poil handicapés.

    Posté par galien, jeudi 27 septembre 2012 à 09:05 | | Répondre
  • La remarque était facile, elle se voulait flatteuse envers l'auteur-chroniqueur d'un blog qui disait un jour regretter de ne pas savoir dessiner, sculpter, ... Je ne pense donc pas qu'elle mérite de s'y attarder. Il est vrai que les pages virtuelles que l'on consulte se doivent faciles à lire, d'accès, un joli terrain de procrastination douce et qu'il n'est pas simple, je pense, d'accrocher des lecteurs just'avec ses mots.

    En fait je réfléchissais à ce jardin secret comme tu l'écris. De ceux qui le cultivent pour éviter d'étouffer. De ce qu'on en fait. De la difficulté de le garder secret ou de le faire pousser peut être en dehors de ses propres murs.

    Posté par luria, jeudi 27 septembre 2012 à 14:01 | | Répondre
  • C'est difficile de les garder secrets parce que l'on peut avoir envie de les partager au risque de passer pour un dingue, un illuminée, un "déviant" au sein du cercle professionnel ou familial.
    J'ai connu un éboueur qui m'avoué, en cachette, aimer faire de la peinture à l'huile. ça m'avait énormément touché, d'avoir cette confiance...
    Mais quand tu peux aussi choisir de vivre seul dans ton jardin secret. La solitude n'est pas toujours facile.
    Un jardin secret, c'est beau, ça peut être rassurant, et ça peut être une faiblesse, mais une belle faiblesse !

    Posté par galien, vendredi 28 septembre 2012 à 23:01 | | Répondre
  • Je métaphorais sur quelque chose de bien plus pragmatique. Mais pourquoi pas:)

    Posté par luria, samedi 29 septembre 2012 à 23:54 | | Répondre
  • Désolé mon côté chiant "intello" que je déteste...

    Posté par galien, mardi 2 octobre 2012 à 09:22 | | Répondre
    • Pourquoi ? Non ! Je tendais des perches avec ma phrase.
      Il ne manquerait plus qu'on ne puisse pas écrire ce que l'on souhaite ici.

      Posté par luria, mardi 2 octobre 2012 à 11:22 | | Répondre
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