vendredi 22 juin 2012

"Elle portait d'amples et orageux jupons"

escaliers

Il pleuvait quand je suis arrivée mais ce n’était plus l’eau rage.

Par terre, les feuilles, les débris, les brins de témoignaient du récent passage du vent.

Dans l’escalier étroit qui descend vers le lac, ma jupe trainait, trempait, se retenait aux marches, et revenait fouetter et me glacer les jambes. A marcher, descendre dans les vestiges de ce qui n’était plus, à hanter ce que je n’avais pas connu, j’ai eu l’impression d’être encore Ailleurs, de ne pas être revenue, pas tout à fait partie.

Posté par luria à 00:19 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires sur "Elle portait d'amples et orageux jupons"

    c'est fort beau

    Posté par grompf, vendredi 22 juin 2012 à 01:23 | | Répondre
  • Le personnage a dans les cheveux comme des morceaux de tilleuls qui donnent envie de s'arrêter quelques instant à ses côtés. Pour prendre le temps de les enlever, et se perdre dans sa chevelure.

    Posté par Pr Nofrulking, vendredi 22 juin 2012 à 03:25 | | Répondre
  • des jupons "orageux", voilà une expressions qui est fort belle, elle fertilise l'imagination !
    Et belle prose ! :)

    Posté par galien, vendredi 22 juin 2012 à 09:14 | | Répondre
  • Merci(iiiii) Monsieur Grompf.

    Peut être y-a-t-il même des coccinelles, Professeur. Allez savoir.

    Le titre est de Samuel Beckett, et merci !

    Posté par luria, vendredi 22 juin 2012 à 10:41 | | Répondre
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