Monstres hasardeux de pages torturées

Sur mes carnets il n'y a pas de Ctrl+Z pour effacer (je n'ai pas d'aillepad non). Donc je déchire la page ou le bout qui capote. Aujourd'hui, le haut de la gribouille suivante apparaissait et j'ai dessiné un autre type de racines sur la page tronquée. Cela m'a rappellé un peu ces livres scindés en deux (ou plus) dont c'était la grande mode quand j'étais enfant (et que je n'aimais pas trop en fait) (peut être parce qu'il n'y avait pas d'histoire de racontée). Suivant la première ou dernière partie de la page que l'on tournait, on formait des créatures sympatiquement monstrueuses ou ridiculement improbables.
Et moi je viens bien après l'aurore, quand le soleil monte à Saint-Jean (...)


Non parce que c'est aussi le Pays des Sorcières mais les fêtes de Sorcières j'vous déconseille. Déjà quand j'avais 10 ans ça puait le touristique à plein nez. Et puis... pas besoin de galimatias et prétextats pour danser une bonne bourrée.
What lies within ? Is it really beauty ?

Il est des bestioles, créatures ou autres gens, que l'on sait à portée même si on ne les a jamais vu. Prenez les bouquetins par exemple. Des bouquetins il y en a plein la montagne. Qu'ils disent. Moi je n'en n'ai jamais vu. Ils ont depuis pris cette presqu'aura mystique du peuple féerique que l'on ne voit jamais. Alors quitte à ce qu'ils restent pour mes yeux au pays imaginaire, autant leur donner une allure sympathiquement improbable. Ils méritent bien ça.
Sail away

Puisque la mode est aux Escherichia coli il me fallait tout de même vous parler un peu des miennes.
(Et j'ai répété le mot "culture" 3 fois, vivent les figures de style et la rhétorique, de culture, j'ai un poil (pili?) manqué d'étaler la mienne)
"J'en déduisis que l'oubli n'est pas seulement une forme de souvenir...

... mais que le souvenir est aussi une forme de l'oubli".
(Katharina Hagena, le goût des pépins de pomme).
Yec'hed mat!

Note pour plus tard. Si je me re-essaie au pseudo-style art nouveau, faut soigner le décor et surtout ne pas dessiner des pseudo-rosaces à main levée. Wé. Mais c'est comme la baillecykhôl du post précédent, il faudra d'abord passer sur le corps de mère Flemme et soeur Procrastination.
Per Anhalter durch die Galaxis

J'ai maintenant trouvé parade à ma manie de parler à voix haute. Je tente le sprechage teutonique par méthode assimilesque. Je vais m'y tenir grave. Hahahaha.
En attendant le discours est aussi obscur que puissant puisqu'à la question métaphysique "Pourquoi suis-je seule?", suit une révoltante scène petit-déjeunesque où on a oublié de me servir un oeuf. Je comprends un peu mieux que ce pays ait fourni un tel vivier de philosophes. J'ai hâte de voir la suite. Et d'apprendre à dire 42. Je sens que cela me sera utile.


